30 septembre 2006

Trottoirs d'Istanbul
















"La population active non déclarée représenterait 53 % de la population active totale fin 2002. C'est dire que le travail au noir est central dans l'économie turque. Il a des formes diverses : depuis celui des étrangers (...), soumis à l'arbitraire de leurs "employeurs", au petit service non facturé, en passant par le travail d'appoint.

C'est parfois aussi un travail complémentaire qui permet aux fonctionnaires de vivre décemment et de nourrir leur famille : 70 % des enseignants du primaire et du secondaire du secteur public auraient donné des cours ici et là pour arrondir leurs fins de mois. La majorité se livre à de petits commerces ou à diverses activités de service après leur journée de travail."

Jean-François Pérouse, chercheur à l'Institut français d'études anatoliennes,
"La Turquie en marche" (La Martinière)

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